Violences entre taxis au Cap : ce qui se passe, qui en souffre et ce que cela change pour les voyageurs
Violences entre taxis au Cap : ce qui se passe, qui en souffre et ce que cela change pour les voyageurs
Un conflit entre les deux principales associations de minibus-taxis, la CATA et la CODETA, a provoqué une semaine de fusillades dans les Cape Flats. Le vendredi 30 octobre, il a atteint l'aéroport international du Cap : près de la moitié du personnel de la société aéroportuaire n'a pas pu se rendre au travail et 60 vols sont partis en retard. Cet article explique l'origine du différend, décrit la situation de ceux qui dépendent chaque jour des taxis et indique ce que visiteurs et habitants peuvent raisonnablement faire pendant que le gouvernement provincial tente d'obtenir un accord.
Dans cet article
Au Cap, la plupart des habitants qui n'ont pas de voiture se déplacent en minibus-taxi. Ces Toyota Quantum et Hyundai H1 blancs circulent sur des lignes fixes entre les townships, le centre-ville et les zones industrielles. Ils appartiennent à des propriétaires privés regroupés en associations, et chaque association détient des licences d'exploitation pour certaines lignes. Lorsque deux associations revendiquent la même ligne, le différend s'est souvent réglé par les armes. Ceux qui en font les frais sont les chauffeurs abattus et les passagers qui, du jour au lendemain, n'ont plus aucun moyen de rejoindre leur travail, l'école ou un dispensaire.
C'est ce qui se produit depuis une dizaine de jours. La Cape Amalgamated Taxi Association (CATA) et la Cape Organisation for the Democratic Taxi Association (CODETA) s'opposent de nouveau, cette fois, selon la presse, au sujet d'une ligne reliant Delft, Langa et Epping. Plusieurs chauffeurs et exploitants ont été tués par balle, des stations de taxis ont fermé et, vendredi, les perturbations ont gagné l'aéroport. Les fusillades ont eu lieu dans des stations de taxis et sur des routes des townships des Cape Flats, et non dans les quartiers où logent la plupart des visiteurs.
Quoi : un conflit de lignes entre les associations de taxis CATA et CODETA, avec des fusillades dans des stations de Delft, Khayelitsha, Mfuleni et Gugulethu depuis le 22 octobre. Aéroport : le vendredi 30 octobre, près de la moitié du personnel d'Airports Company South Africa (ACSA) ne s'est pas présentée au travail. L'attente aux contrôles de sûreté a duré des heures et 60 vols avaient été retardés à 13 h 00, sans aucune annulation. Les effectifs se sont rétablis dans l'après-midi. Voyager : prévoyez plusieurs heures de plus pour l'enregistrement et les contrôles tant qu'ACSA n'a pas levé sa consigne, et vérifiez votre vol avant de partir. La suite : la province et la municipalité reçoivent les deux associations le lundi 2 novembre.
Les faits de la semaine
Le récit qui suit s'appuie sur les communiqués de la police et sur les articles d'Eyewitness News, d'IOL, du Cape Times et de Cape Town Etc. Le nombre de morts et de blessés varie d'un média à l'autre, notamment parce que certaines fusillades n'ont pas été formellement rattachées au conflit des taxis. Nous indiquons donc le chiffre donné par chaque source, en la citant.
Neuf jours en octobre
Fusillades et perturbations liées aux taxis signalées au Cap du 22 au 30 octobre 2026. La taille des points correspond au nombre de morts signalés ; survolez ou touchez un point pour obtenir le détail et la source.
Sources : Cape Town Etc, Cape Times, Eyewitness News, IOL, voir la liste ci-dessous. Les bilans sont provisoires ; le SAPS n'a pas publié de total pour cet épisode de violence.
Deux hommes tués à la station de taxis Palm, à Delft
Tôt le matin, deux hommes ont été abattus et une troisième personne blessée à la station de Main Road, à Delft. La police a ouvert deux enquêtes pour meurtre et une pour tentative de meurtre. Aucune arrestation n'a été signalée.
Des fusillades dans quatre townships
Selon Cape Town Etc, plus de cinq exploitants de taxis ont été tués lors d'incidents distincts à Delft, Khayelitsha, Mfuleni et Gugulethu, en une journée environ. Mercredi matin, deux autres hommes ont été blessés à la station Palm de Delft, et le pôle de transport public de Delft a été fermé pendant un temps. Le maire, Geordin Hill-Lewis, a condamné ces violences et proposé au SAPS le soutien du réseau de caméras de la municipalité et de la police métropolitaine.
Une fusillade sur la R300 et un avertissement de la province
Une fusillade probablement liée aux taxis a entraîné la fermeture temporaire d'une partie de la R300. Le ministre provincial de la Mobilité du Cap-Occidental, Isaac Sileku, a averti les deux associations que la province recourrait aux moyens dont elle dispose si les meurtres ne cessaient pas. Le responsable de la sécurité de la municipalité, JP Smith, a demandé aux habitants de ne pas relayer les rumeurs de grève des transports, et la municipalité a démenti un prétendu blocage de la N2.
Stations désertes, files d'attente à l'aéroport
Le matin, aucun taxi n'est parti de Nyanga ni de Wynberg, et seul un service réduit fonctionnait à Mfuleni, à Langa et sur la plateforme de la gare du centre-ville. À l'aéroport, ACSA a déclenché ses plans d'urgence après que la moitié de son personnel ne s'est pas présentée, par crainte pour sa sécurité. Dans l'après-midi, les effectifs s'étaient stabilisés et les files d'attente avaient raccourci.
Il n'existe pas encore de bilan officiel pour cet épisode. Eyewitness News évoque une douzaine de vies perdues dans ce conflit ; Cape Town Etc a fait état de trois morts et de six blessés en l'espace de 24 heures. La police publiera ses propres chiffres plus tard, et nous les reprendrons dès qu'ils seront disponibles.
Pourquoi les deux associations s'affrontent
Une ligne de minibus-taxi est une affaire commerciale. Les plus fréquentées, qui relient de grands townships comme Khayelitsha, Delft ou Mfuleni aux bassins d'emploi de Bellville, d'Epping et du centre-ville, transportent des milliers de passagers par jour, et chaque place se paie en espèces. La province délivre des licences d'exploitation pour des lignes précises, et l'association qui contrôle une station décide de fait qui peut y embarquer des passagers. Lorsqu'une association se met à exploiter une ligne qu'une autre considère comme la sienne, ou que les autorisations d'une ligne sont contestées, la querelle peut tourner aux assassinats ciblés de chauffeurs, de propriétaires et de régulateurs de station.
La CATA et la CODETA sont les deux plus grandes associations du Cap-Occidental, et leur rivalité a souvent dégénéré. En juillet 2021, un conflit de plusieurs semaines s'est achevé par un cessez-le-feu après une série de meurtres, suivi d'un accord de paix formel en juin 2025. Début septembre 2026, les deux associations ont signé un nouvel accord après plusieurs attaques meurtrières liées à la ligne de Somerset West, que la province avait fermée pendant un temps l'année précédente. Le ministère provincial de la Mobilité avait alors annoncé qu'il saisirait la justice si l'une des parties ne le respectait pas. Le ministre Sileku a été sans détour cette semaine : sur les huit régions de taxis de la province, a-t-il dit, chaque fois que le secteur est dans l'impasse, ce sont toujours ces deux-là.
Association de taxis
Un regroupement de propriétaires de taxis qui contrôle stations et lignes, perçoit les cotisations de ses membres et négocie avec les pouvoirs publics. La plupart des taxis du Cap appartiennent à la CATA ou à la CODETA.
Licence d'exploitation
Une autorisation provinciale qui permet à un véhicule de transporter des passagers sur une ligne déterminée. Les conflits naissent souvent lorsque deux associations détiennent ou revendiquent des licences pour des lignes qui se chevauchent.
Station et pôle d'échange
Les lieux où les taxis attendent et embarquent leurs passagers. La plupart des fusillades de cette semaine ont eu lieu dans des stations ou à proximité, ce qui explique que la municipalité les ferme lors des flambées de violence.
SANTACO
Le South African National Taxi Council, organisation faîtière nationale du secteur, qui participe aux négociations entre les associations et les pouvoirs publics.
Comment un conflit de lignes atteint l'aéroport
Un aéroport ne fonctionne pas grâce aux passagers qui prennent l'avion. Agents d'entretien, agents de sûreté, personnel d'enregistrement, bagagistes et vendeurs vivent pour la plupart dans les townships et viennent travailler en taxi, souvent pour des services qui commencent avant l'aube. Quand les stations de Nyanga, de Delft ou de Khayelitsha ferment, ou que les gens jugent trop dangereux d'y attendre, ces postes restent vacants. Le lien est direct entre une station de Delft et une file d'attente au contrôle de sûreté de l'aéroport, sans la moindre manifestation près du terminal.
Vendredi à l'aéroport
Le vendredi est l'un des jours les plus chargés de la semaine pour les vols intérieurs au départ du Cap. Avec près de la moitié du personnel d'ACSA absent le matin, les contrôles de sûreté ont fortement ralenti. Une voyageuse a raconté à Eyewitness News avoir fait la queue pendant six heures pour un vol vers George. À 13 h 00, ACSA comptait 60 vols retardés, en grande majorité des départs intérieurs, et aucune annulation. Des voyageurs bloqués ont indiqué à News24 que certains vols étaient partis avec jusqu'à deux heures de retard. Dans l'après-midi, l'aéroport a annoncé que ses effectifs s'étaient stabilisés et que l'activité avait repris normalement.
Les retards ont surtout touché les départs intérieurs
Vols retardés à l'aéroport international du Cap à 13 h 00 le vendredi 30 octobre 2026, selon ACSA. Aucun vol n'a été annulé.
Source : Airports Company South Africa, chiffres rapportés par IOL le 30 octobre 2026. La longueur des barres correspond à la part des 60 vols retardés ; survolez ou touchez une barre pour afficher les chiffres. Il s'agit du décompte à 13 h 00 ; nous n'avons pas trouvé de total pour l'ensemble de la journée.
ACSA a invité les voyageurs à prévoir plusieurs heures supplémentaires pour les formalités. La consigne exacte varie selon les médias : Eyewitness News parle de quatre heures de plus, tandis que d'autres titres évoquent une arrivée quatre heures avant un vol international et trois heures avant un vol intérieur. Tant qu'ACSA n'a pas levé cette recommandation, le plus prudent est d'être à l'aéroport au moins trois heures avant un vol intérieur et quatre heures avant un vol international, et de consulter l'application de votre compagnie avant de partir.
Qui en paie le prix
Les files d'attente à l'aéroport ont fait le tour de la presse internationale, mais elles ne représentaient que la plus petite part des perturbations de vendredi. Pour une famille de Khayelitsha ou de Delft, le taxi n'est pas une option parmi d'autres : c'est en général le seul moyen abordable de se déplacer. Quand les taxis s'arrêtent, ou que les stations paraissent trop dangereuses, l'employée de maison ne peut plus se rendre chez ses employeurs, l'infirmière ne peut plus rejoindre son dispensaire, l'enfant ne va pas à l'école et le retraité ne peut pas toucher sa pension. La municipalité a averti cette semaine que de nouvelles violences pénaliseraient des milliers de personnes qui dépendent des minibus-taxis pour aller travailler, aller à l'école ou accéder aux services essentiels.
Les pertes sont inégalement réparties. Une personne payée à la journée perd purement et simplement le revenu de ce jour, et celle qui manque plusieurs services peut perdre son emploi. Les enfants qui dépendent d'un taxi scolaire sous contrat manquent les cours quand il ne vient pas. Le moment est particulièrement mal choisi : les examens de fin d'études secondaires, le « matric », sont en cours, et c'est pourquoi le porte-parole de la CODETA, Makhosandile Tumana, a appelé au calme dans l'intérêt des élèves qui les passent. Les structures d'aide à domicile, les petits commerces et les chantiers perdent des employés qui ne peuvent tout simplement pas venir. Aucun de ces coûts ne retombe sur les dirigeants des associations.
Le tourisme en paie aussi le prix, d'une autre manière. Le Cap vit des visiteurs, et les images de halls d'aéroport bondés sous le titre « guerre des taxis » circulent vite. Ce préjudice est réel, mais il ne faut pas le confondre avec le risque encouru par un visiteur, qui est resté faible : la violence vise des personnes du secteur des taxis, dans des stations situées dans des quartiers résidentiels éloignés des hôtels, des plages et de la montagne.
Les tirs visent des chauffeurs et des propriétaires rivaux, mais ceux qui perdent le plus sont les passagers qui n'ont aucun autre moyen de se déplacer.
Si vous êtes de passage
Ce conflit ne justifie pas d'annuler un voyage au Cap. Le City Bowl, l'Atlantic Seaboard, la région viticole des Winelands, la montagne de la Table et les plages n'ont pas été touchés par les fusillades, et les vols ont continué vendredi, simplement avec du retard. Ce qui change, c'est le temps qu'il faut prévoir et la manière de se déplacer.
Les statistiques de la police montrent à quel point la violence est inégalement répartie dans la ville. Sur les douze mois allant de juillet 2025 à juin 2026, le SAPS a enregistré 3 559 meurtres dans les commissariats de la métropole du Cap, soit 3 % de moins que sur les douze mois précédents. Les six commissariats qui couvrent les townships où ont eu lieu les fusillades et les fermetures de stations de cette semaine (Mfuleni, Delft, Nyanga, Gugulethu, Khayelitsha et Langa) en ont enregistré 1 170, soit environ un tiers. Les quatre commissariats du centre-ville, de Sea Point, de Camps Bay et du port en ont enregistré 9 à eux tous. Ces chiffres comprennent tous les meurtres, et pas seulement ceux liés aux taxis, mais ils expliquent pourquoi le risque pour une personne logeant dans le City Bowl ou sur l'Atlantic Seaboard n'a rien de comparable avec celui que court un usager des transports à Delft.
Les fusillades ont lieu loin des quartiers où logent les visiteurs
Meurtres enregistrés dans une sélection de commissariats du Cap, de juillet 2025 à juin 2026 (quatre trimestres du SAPS). En bleu : les commissariats des townships où ont eu lieu les fusillades et les fermetures de stations de cette semaine. En ocre : ceux des principaux quartiers touristiques. Survolez ou touchez une barre pour afficher chaque trimestre et l'année précédente.
Source : statistiques trimestrielles de la criminalité du South African Police Service, trimestres 2 à 4 de 2025/26 et trimestre 1 de 2026/27 (publiés entre le 28 novembre 2025 et le 28 août 2026), telles qu'enregistrées sur capetowndata.com. Il s'agit de tous les meurtres enregistrés par chaque commissariat, et pas seulement des homicides liés aux taxis ; le SAPS ne publie pas de décompte distinct des violences entre taxis. Dernière mise à jour : 31 octobre 2026.
Prévoyez beaucoup plus de temps que d'habitude
Suivez la recommandation d'ACSA tant qu'elle est en vigueur et vérifiez votre vol dans l'application de la compagnie avant de partir. Les vols du petit matin et du vendredi sont les plus exposés aux files d'attente dues au manque de personnel.
Réservez votre transport à l'avance
Optez pour un transfert réservé, le chauffeur de votre hôtel ou une application de VTC. Ne comptez pas sur les minibus-taxis cette semaine, même si vous en avez l'habitude.
Restez sur la N2 et les grands axes
Si vous conduisez une voiture de location, restez sur la N2 et les routes balisées, et ignorez les applications de navigation qui proposent un raccourci par des quartiers résidentiels. En 2023, un médecin étranger a été tué après s'être trompé de route et être entré dans Nyanga pendant une grève des taxis.
Tenez-vous à l'écart des stations de taxis et des rassemblements
C'est dans les stations de taxis et les pôles d'échange, en particulier à Delft, Mfuleni, Khayelitsha, Nyanga et Gugulethu, que les fusillades ont eu lieu. Si vous apercevez un attroupement ou un barrage, faites demi-tour.
Renseignez-vous auprès de votre guide
Les guides agréés savent quels quartiers sont calmes un jour donné. Demandez-leur directement si la visite prévue cette semaine est maintenue et quel itinéraire ils comptent emprunter.
Privilégiez les sources officielles
La municipalité a mis en garde contre de fausses rumeurs de grèves et de barrages. Fiez-vous à ACSA, à votre compagnie aérienne, à la municipalité du Cap et aux médias reconnus plutôt qu'aux messages vocaux transférés.
La route de l'aéroport est-elle sûre ?
Notre rapport sur l'axe de la N2 vers l'aéroport recense ce qui s'est réellement passé sur la route entre l'aéroport et la ville, à partir des chiffres de la police et d'articles de presse vérifiés.
Si vous habitez ici
Si vous dépendez des taxis, renseignez-vous le matin auprès de votre station ou des régulateurs de votre association avant de partir, et gardez une solution de rechange : un bus Golden Arrow, un covoiturage entre collègues ou, là où il circule, le train. Quand les taxis s'arrêtent, bus et trains se remplissent vite ; partez donc plus tôt que d'habitude. N'attendez pas dans une station où une fusillade a eu lieu ces derniers jours.
Si vous employez des personnes qui viennent travailler en taxi, le plus utile est de faire preuve de souplesse : laissez-les commencer plus tard ou partir plus tôt, payez-leur une course en VTC les pires jours et ne retenez pas sur le salaire une journée où personne ne pouvait se déplacer. Les écoles et les maisons de retraite qui dépendent d'un taxi sous contrat devraient demander à l'avance à l'exploitant s'il assurera le service, afin que les familles puissent s'organiser autrement.
Les informations sur des crimes peuvent être transmises anonymement à Crime Stop au 08600 10111. La ligne de signalement de la municipalité, évoquée par le maire cette semaine, est le 0800 110 077. En cas d'urgence, appelez la police au 10111, ou le 112 depuis un téléphone portable.
Les élections municipales ont lieu le mercredi 4 novembre, et de nombreux électeurs se rendent en taxi à leur bureau de vote. Si vous êtes inscrit, vérifiez la situation des transports mardi soir et organisez votre trajet. Notre guide du scrutin du 4 novembre présente les bulletins et le calendrier.
La suite
Une réunion entre les deux associations, d'abord prévue le jeudi 29 octobre, a été reportée au lundi 2 novembre : le gouvernement provincial et la municipalité doivent alors s'asseoir à la table avec les dirigeants des deux camps. La CODETA a déclaré publiquement qu'elle souhaitait un accord. Le ministère de la Mobilité examine également si les associations concernées ont le droit d'exploiter les lignes contestées, et il a demandé une présence policière plus visible dans les stations touchées.
Les accords passés montrent à la fois ce qui est possible et ce qui reste fragile. Les cessez-le-feu de 2021, de 2025 et de septembre 2026 ont chacun interrompu les meurtres pour un temps, mais aucun n'a réglé le conflit de fond sur les lignes et les licences. Un règlement durable suppose sans doute que la province décide clairement qui peut exploiter quelle ligne et qu'elle fasse respecter cette décision, afin que la violence cesse d'être payante. D'ici là, on peut raisonnablement s'attendre à ce que les services reprennent en quelques jours, comme vendredi après-midi, tandis que le risque d'une nouvelle flambée demeure.
En bref
Il s'agit d'un conflit interne au secteur des minibus-taxis. Il frappe bien plus durement les habitants des townships qui vont travailler que les visiteurs, lesquels doivent surtout prévoir du temps supplémentaire à l'aéroport.
Questions
Peut-on visiter Le Cap en ce moment sans danger ?
Oui, en prenant des précautions raisonnables. Les violences opposent des exploitants de taxis rivaux et se sont produites dans des stations de taxis et sur des routes des townships. Les principaux quartiers touristiques n'ont pas été touchés. Pour la plupart des visiteurs, la conséquence concrète est un aéroport plus lent et la nécessité de réserver son transport à l'avance.
Faut-il annuler ou modifier mon vol ?
Aucun vol n'a été annulé le vendredi 30 octobre, et les effectifs se sont rétablis l'après-midi même. Il n'est pas nécessaire de modifier une réservation, mais prévoyez le temps supplémentaire recommandé par ACSA et vérifiez l'état de votre vol avant de partir pour l'aéroport.
Peut-on encore prendre un minibus-taxi ?
Nous le déconseillons aux visiteurs tant que le conflit dure. Les services peuvent s'interrompre sans préavis et des fusillades ont eu lieu dans des stations. Préférez un VTC, un transfert réservé ou, dans les quartiers qu'il dessert, le bus MyCiTi.
La N2 vers l'aéroport est-elle fermée ?
Non. Le 30 octobre, la municipalité a démenti les informations faisant état d'un blocage de la N2. La R300 a été fermée pendant un temps le 29 octobre après une fusillade, puis rouverte. Consultez un service d'information routière en temps réel avant de partir et restez sur les grands axes.
Pourquoi les autorités ne peuvent-elles pas simplement y mettre fin ?
Le secteur des taxis appartient à des propriétaires privés et transporte une très grande partie des usagers de la ville : fermer des lignes pénalise donc autant les passagers que les exploitants. Les fusillades relèvent des enquêtes du SAPS, tandis que la province contrôle les licences d'exploitation. Les deux sont désormais mobilisés, et la province s'est dite prête à saisir la justice pour trancher la question de savoir qui peut exploiter les lignes contestées.
Sources
Tous les chiffres cités proviennent des articles ci-dessous, consultés les 30 et 31 octobre 2026. Lorsque les sources divergent, le texte le signale. La situation évolue ; consultez les dernières informations avant de voyager.
Aéroport
- ACSA says contingency measures in place to ease delays at CT airportEyewitness News, 30 octobre 2026 : la moitié du personnel absente, consigne de temps supplémentaire, ligne en cause nommée
- Cape Town airport reports 60 delays, no cancellations amid taxi-related unrestIOL, 30 octobre 2026
- Cape Town travellers in limbo as taxi disruption triggers major flight delaysNews24, 30 octobre 2026
Les violences et la réponse des autorités
- Two men killed in shooting at Delft taxi rankCape Town Etc, 22 octobre 2026
- Mayor offers full policing support after deadly shootingsCape Town Etc, 28 octobre 2026
- Western Cape MEC warns CATA and CODETA over Cape Town taxi violenceCape Times, 29 octobre 2026
- Minibus taxi services expected to resume for Friday morning commuteCape Town Etc, 30 octobre 2026
- Taxi violence leaves commuters stranded as CODETA seeks urgent talksIOL, 30 octobre 2026
Contexte
- WC Mobility vows legal action if CATA, CODETA infringe on peace agreementEyewitness News, 7 septembre 2026
- WC Mobility Dept welcomes CATA, CODETA truce to end conflict over routesEyewitness News, 25 juin 2025
- 2021 Cape Town taxi conflictWikipédia (en anglais)
- British doctor killed in Cape Town taxi chaosTimesLIVE, 10 août 2023
Source : articles de presse et déclarations officielles cités ci-dessus. Dernière mise à jour : 31 octobre 2026.
capetowndata.com est un site indépendant, sans lien avec aucune association de taxis, ni avec la municipalité du Cap ou ACSA. La situation peut évoluer rapidement ; pour les informations sur les vols, fiez-vous à votre compagnie aérienne et à ACSA.
Photo de la vignette : minibus-taxis à l’aube à Khayelitsha, par FreddieA, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Cet article a été rédigé avec l'aide de l'IA, puis relu et vérifié par des humains.
Voir la Discussion